Ma vie est un opéra sauvage. On y retrouve la même puissance narrative, les mêmes obsessions morales parallèles, l’épreuve initiatique, le rejet du totalitarisme, l’horreur de la guerre, la transgression jusqu'à la folie de toutes règles humaines.

J’ai relevé tous les défis de cette lente traversée du désert. De l’hostilité de la jungle à la violence de l’industrie coloniale. De l’altération de la conscience à la perversion de la nature humaine. Parvenus au terme des méandres de la survie en zone urbaine. J’ai abandonné ma carrière pour me consacrer à la littérature. J’ai écris les pages les plus lucides sur la nature de l’homme.

J’ai connu la ligne d’ombre qui sépare l’inexpérience de la maîtrise. J’ai navigué comme un marin. Les tempêtes, l’épreuve des fièvres tropicales, les caprices des vents m’ont fait douloureusement mûrir.

Je suis allé au plus profond de la jungle au cœur du chaos apocalyptique de la guerre, au bout du voyage. Mon œuvre est une parabole métaphysique sur l’aliénation et la sauvagerie.