Kecak, du chant d'exorcisme au chant du singe


KECAK : une danse de transe pour un exorcisme

Extrait du film documentaire Baraka réalisé par Ron Fricke. Au temple Gunun Kawi, au nord-est de Tampak Siring, Bali, Indonesie. Interprété par plus de 200 hommes assis en cercles concentriques serrés autour d'un petit espace central réservé aux principaux protagonistes," le ketjak" (appelé le plus souvent le "Chant du singe").

 

Extrait du film The Fall, de Tarsem Singh

 

Alors que le ketjak est une création du vingtième siècle, son ascendance est plus ancienne, c'est celle d'un rite ancestral, une danse de transe ou danse d'exorcisme appelé sanghjang.

Si la plupart des mouvements ont pour origine l'exorcisme, ils contribuent dans leur ensemble à créer une vaste unité émotionnelle pour chasser le mal comme le ferait une incantation. Les cris, les mains levées, la mélodie brisée, le changement atypique de pulsation, déconcertent les mauvais esprits et participent à l'effet de l'exorcisme.


KECAK : Le Ramayana et le chant du singe. Une forme spectaculaire non rituelle

d'après wikipedia :
Kecak était à l'origine un rituel de transe accompagnée par un chœur d'hommes. Le peintre et musicien allemand Walter Spies a été profondément intéressé par le rituel en vivant à Bali dans les années 1930. Il a travaillé pour le recréer dans un drame basé sur le Ramayana hindou, avec une danse destinée à être présenté à un public de touristes occidentaux. Cette transformation est un exemple de ce que James Clifford décrit comme faisant partie du "système art-culture moderne", dans lequel "l'Occident ou le pouvoir central adopte, transforme et consomme des éléments culturels non occidentaux ou périphérique, tout en faisant " l'art" qui a été une fois ancrée dans la culture comme un tout, une entité distincte ". Walter Spies a travaillé avec Wayan Limbak et Limbak et a popularisé la danse en voyageant à travers le monde avec des groupes de performance balinais. Ces voyages ont contribué à rendre le Kecak célèbre dans le monde entier.
 

"Un chœur d'une centaine d'hommes raconte l'épisode où les singes aident le prince Rāma à battre le démon Ravana pour récupérer sa femme Sītā kidnappée par Ravana. Pour cela ils chantent de manière ininterrompue le distinctif "chak-a-chak-a-chak" et font des mouvements synchronisés autour des différents protagonistes de l'histoire qui interviennent au centre, entourés par le chœur. L'apogée de l'accompagnement qui va crescendo coïncide avec la victoire lors du combat."

 

 


KECAK : La performance artistique

 

Tap Dance et Kecak

 

 

Kecak (comp. I Dewa Made Suparta, 2010) . Interpretation Giri Kedaton & l'Atelier de gamelan de l'Université de Montréal. Université de Montréal,  Salle Claude-Champagne, 23 avril 2010

 

 

Etudiants du département de musique, en 2010. Environ 68 élèves du secondaire qui fréquentent l'université dans l'Etat de Californie, la "California State Summer School for the Arts". Kecak performance. Leader: DeArment Cliff, Chanteur: Maria Bodmann; Vidéaste: Rychard Cooper

 


ressources internet :