Courrier des lecteurs :

Peut-on expliquer les affaires ummo ? De la difficulté du dialogue.
Réponse à un courrier de lecteur, en réaction à une succession d'interrogations sur la pertinence d'exposer des éléments explicatifs malgré les conflits, les verrouillages imposés, le secret entretenu.

  PARTIE 1


De longs passages sont censurés afin de protéger la vie privée.


 

De : "XXXXXXXXXXXX"
A : "Mel Vadeker"
Objet : MàJ de ton site
Date : Tue, 20 Dec 2005

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Mel, j’ai été surpris : je pensais qu’avec le temps, l’affaire ummite t’intéressait moins ; je me suis probablement trompé : la page que tu viens de mettre en ligne ressemble à une volonté de reprise du débat. Repositionner l’ensemble de ceux-ci, sans foncièrement aller jusqu’à l’étude des contextes (que personne n’a faite) de l’affaire ummo : http://vadeker.club.fr/reponses/sbf-ummo/ummo_sites.html

Ca me fait penser à l’action consistant à « Remettre les spectateurs en face des joueurs ».

J’aimerais bien connaître ton état d’esprit actuel sur ce sujet. Connaissant ta tendance à « aiguillonner », essayer de « faire prendre conscience », si ce n’est pas pour toi que tu le fais, pourquoi ce sujet ? Finalement, la mise à jour était-elle nécessaire ? le « méritent-ils » (et moi avec) ?  A moins que cela soit un pur acte de bonne conscience pour toi-même, et entretenir des réflexes « sains » : ne pas communiquer d’information périmée, ne pas désinformer.

Cette mise à jour a peut-être un lien ténu, indirect, inconscient, avec le dernier texte que tu as écrit. Ce serait possible. Un préjugé, mais que penser sans préjugés ? Te connaissant mieux, certaines hypothèses étranges me paraissent moins absurdes.

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J’ai souhaité passer ton dernier message (XXXXXXXXXXXXXXXX : http://vadeker.club.fr/poetique/mort_extraterrestre.html ) dans l’outil d’analyse que j’essaye de monter et qui permet *censément* d’identifier les contextes. Cet outil n’est pas terminé : je lui intègre les règles de reconnaissance progressivement. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

(je sais, c’est un peu « sacrilège » que de vouloir voir l’information sans rentrer dans le subjectif, le poétique et les tripes ; mais bon, je ne me refais pas ! XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
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Bref, ce que tu racontes mon cher Mel est dingue !!!! *et là je souris*

Mettons que tout cela soit une parabole. Je ne vois strictement pas l’intérêt de brouiller les pistes comme ça. A moins de, à moins de, tsc (pleins d’hypothèses dans la tête). :)

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De : "Mel Vadeker"
Envoyé : dimanche 25 décembre 2005
À : "XXXXXXXXXXXX"
Objet : Re: MàJ de ton site

 

A propos de la maj sur la mort d'un E.T.

Je me doute que cela crée des réactions pour le moins contradictoires. Mon but principal était de satisfaire une demande de divulgation d'une information éthique et politique. Pour cela, j'ai eu à faire un choix entre différentes sources d'informations et différentes versions de témoignages existants. Il est vrai que je reste le seul à pouvoir décrypter les mots clés, cela étant, l'écriture sous forme de parabole ou de prose poétique s'accommode à bien des contraintes. J'avais à faire un choix entre un dialogue écrit, un essai philosophique, une prose romanesque, un discours technique et même politique. Il y avait de trop nombreux points communs entre ces sources d'informations à tel point que j'avais l'impression de traiter à chaque fois le même sujet. Au final, et suite à un rejet rapide de différentes tentatives d'écriture, comme un acte désespéré, j'en suis venu à produire ce qui ressemble à une parabole.

Est-ce que je triche avec moi même ? Personnellement, en tant que lecteur je sais que je dévoile plus que ce qu'il ne parait et même si cela semble fou, il reste des idées non développées, des bribes comme des fragments d'indices qui ne sont là que pour ne pas laisser une porte se fermer en moi. Ultime tentative pour ne pas nier une potentialité personnelle à communiquer avec l'indicible même si de manière irresponsable je rejette toute expression de cette potentialité dans ma vie réelle, elle se manifeste malgré moi. Mon être intérieur me pousse en quelque sorte à sortir des informations pour lutter contre un repli désespéré vers l'oubli. Des indices non datés mais qui reflète une composante biographique, voilà ce que je dissémine, je parle autant de moi que de ce que j'ai vu ou vécu.

Cela surprend, l'incompréhension, l'impossibilité même d'un scénario réaliste ne me semble pas être mon propos principal. J'évite de tomber dans ce piège pour toucher l'émotionnel et ensuite la réflexion à posteriori sur des schémas narratifs, des idées, un lexique, qui pourra un jour se dévoiler petit à petit. Peut être est-ce une thérapie littéraire ?  Il y a tellement d'idées enfouies et d'impressions refoulées, des choses inconnues - puisque je ne peux les nommer - que j'aimerai libérer afin de constituer une sorte d'archive chaotique d'un univers intérieur inconstant et impuissant à conserver un souvenir vivace.

Je dois l'avouer, j'ai un grand talent pour l'oubli. Cela peut être long et même pénible à expliquer, je réagis le plus simplement en réaction à un évènement personnel qui me secoue ou réveille des souvenirs endormis. Il ne suffit de parfois pas grand chose. Par exemple, un lecteur me pose une question ou il me fait part d'une conversation, quelqu'un me fait part d'une analyse ou comme toi fait un effort pour découvrir un sens dans l'indexicalité apparente. Quoi qu'il arrive, si cela me touche, cela peut me faire réagir, c'est un effet que ne peut pas nier. Ce n'est pas volontaire, cela dépend vraiment de mon état intérieur et de quelques prédispositions.

Je ne peux vraiment pas parler ouvertement sans faire un travail intérieur pour apaiser des traumatismes. C'est vraiment le mieux que je puisse faire. Ainsi j'aurais toujours du mal à développer de longue explications. Je préfère sortir des informations courtes et denses, comme contre coup direct d'une réaction émotionnelle. Le défi consiste alors à relier entre elle les différent ingrédients pour une lecture probable - d'abord recoller les morceaux - la compréhension je la souhaite comme un cheminement personnelle entre un vécu et une expérience de partage qui forcerait le lecteur à choisir entre différentes approches. Je ne sais pas encore si je suis capable de faire plus.

Aujourd'hui je parle comme cela, demain cela passera autrement, il y a tellement de choses que je cherche à taire. Pour oublier vraiment, peut être faut-il que j'extirpe des souvenirs ?

Je peux t'aider dans ton analyse, par écrit cela peut être long. Je vais donner d'autre éléments pour développer des contextes de lecture. La liberté de ton que me donne la forme poétique devient aussi un merveilleux outil pour imbriquer des contextes et les lier lors de prochains assemblages.

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De : "XXXXXXXXXXXX"
Envoyé : jeudi 29 décembre 2005
À : "Mel Vadeker"
Objet : RE: MàJ de ton site

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Ton message évoque clairement, le reflet d’une réalité personnelle, coincée entre diverses formes de contingences (personnelles/familliales/externes) : la route est sinueuse… Dommage que la communication ne puisse être plus libre, c’est un grand regret en ce qui me concerne. Et même si cela est pour des raisons qui ne dépendent pas strictement de toi/de nous ; dans « l’absolu » c’est trop souvent ni le bon moment, ni le bon endroit (comme beaucoup de choses dans la vie, du reste…).

Trop de violence et d’émotions à exprimer ou à libérer, au point que l’on soit incapable de savoir par quel bout prendre les événements: certainement. Toutefois je m’interroge : dans quelle proportion ton site web joue le rôle de soupape personnelle ou bien sert en tant qu’outil de communication objectivement orienté ; et à volonté d’insertion d’informations d’origine exo (au sens large) / interrogeant le lecteur sur sa position d’humain et son contexte d’observation de sa réalité.
Je voulais revenir sur mon attitude et l’analyse que j’ai faite de ton texte : sur le fond, je trouve assez « malsain/dangereux » (de ma part) et dans le cadre d’une relation sincère que de tenter pratiquer « l’analyse » presque « mot à mot » et avec toutes les limites que cela comporte : cela conduit trop souvent à des préjugés. Il y a deux idées dans le fond : ne pas détruire d’information au cours d’analyse, ni d’être tenté de croire que ce que l’on fait « émerger » est la réalité et dans le respect de l’ensemble des hypothèses. En même temps, tu as exactement décrit le phénomène auquel je m’attendais (je me demande si je n’écrivais pas tout cela avec un sourire en coin d’ailleurs ;-)). Mais essentiellement, si je me suis autorisé la démarche :

-                       J’ai pensé que cela ne saurait pas trop gêner des gens comme toi qui ont « l’habitude » de plonger dans des contextes différents et notamment prendre du recul par rapport à un regard extérieur renvoyé,


-                       Ce sont des textes ayant pour vocation de faire réagir, tout du moins d’inter-agir avec les « consciences ». Donc voilà :-)

 
Je pourrais construire un puzzle de nos échanges, mais la « réalité » à laquelle je serais confronté manquerait encore de consistance :

-                         1. tu es la seule source d’information dans cette construction et tout repose sur ta bonne foi ou ta moralité. Or, (en toute rigueur), ne te connaissant que très peu, je ne peux me résoudre à cela à une seule source.


-                         2. je doute que tu répondes à toutes les questions que je te poserai. XXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXX  Je ne pense pas que cela ait fondamentalement changé. Toute avancée ou spéculation de ma part (et pour sélectionner des hypothèses/gagner du temps) nécessiterait des validations de ton côté, or je doute que tu te prononces sur l’ensemble des questions que je pourrais te soumettre. Tu sais très bien esquiver lorsqu’il le faut :-) Toujours dans ce cadre, j’ignore dans quelle mesure tu te méfierais également de la communication électronique et des avatars qui lui sont liés.


-                         3. Indépendamment de cela, nos réalités individuelles/intérieures ne sont jamais pleinement maîtrisées, sans compter les « traumatismes » dont tu parles ; Il y a nécessairement des erreurs/des formes abîmées.
Il s’agirait donc de recoller les morceaux, seul via un cheminement intérieur et personnel, comme tu le soulignes. Et si ce n’est pas l’envie qui m’en manque, (car il y a très clairement des morceaux éparpillés et à réunir), sans retour/validation de ta part et une meilleure connaissance de ton contexte personnel, je trouve cela hasardeux et potentiellement illusoire. Et là une dernière interrogation finalement :


-                         4. Ce « jeu » est-il gratifiant ? Pour aboutir à quoi ?
Si, *à ton sens* c’est le chemin intérieur que les lecteurs accomplissent en te lisant qui est important; personnellement, le fait de relier ce chemin à des individus que je connais m’importe tout autant. Outre le fait de ne pas parcourir seul, croiser les regards et partager une réalité (qui après tout ne m’appartient pas en propre) me parait indispensable. Pourquoi, diantre, faut-il que tout cela reste « personnel » et intérieur ? Sans construction d’une relation, si l’on continue à conduire nos analyses individuelles, comme devant une œuvre abstraite, et sans jamais se relier, comment communique t-on du « sens » ?

Ce que je comprends: c’est que tu distilles une information, dans une optique de « conduite du changement », placée au niveau des émotions. Comme beaucoup de gens et d’artistes du reste. Est-ce satisfaisant ? J’ai l’impression que beaucoup de gens s’arrêtent aux émotions et « sans plus ». Pour caricaturer, je dirais que c’est même l’attitude archétypique du « mouton » : cette stratégie a des limites dans le sens de l’action, et ce d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un contexte poétique et métaphorique, qu’elle pourra être prise à la légère. Et être zappée par 95% des lecteurs. Les 5% restant (y décelant une construction porteuse de sens) auront du mal à faire face. Ton effort s’adresse alors peut-être à l’inconscient collectif ? Et si c’est le cas, l’on touche à des niveaux de subtilités que je me sentirais bien incapable de gérer « consciemment ». On pourrait faire même un site web « crop circles » dans le genre. Avec une photo aérienne de champs de blés sur les pages. Et au gré des passages faire apparaître une œuvre poétique étrange ;

Ceci dit, c’est peut-être aussi l’occasion d’une étude sociologique pour toi ? Si l’on doit en rester au cheminement personnel, ce qui m’intéresserait, c’est de façon globale, la manière dont l’information émise par ce moyen est diffusée/perçue/analysée et te revient. A ce titre, il serait intéressant de mettre un sondage à côté de tes textes et pour le lecteur une question : « qu’avez-vous compris ? » ; ou : « qu’essaye d’évoquer Mel Vadeker ? ».

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De : "'Mel Vadeker"
Envoyé : samedi 7 janvier 2006
À : "XXXXXXXXXXXX"
Objet : Re: MàJ de ton site

- Parler plus librement ?
C'est possible lors d'une entrevue privée, une rencontre autour d'un café. Des conditions environnementales pourraient m'inciter à m'expliquer d'avantage.

- Mon site en tant qu’outil de communication ?
Ce n'est pas vraiment quelque chose de construit dans cette optique, ce serait plutôt un outil de sensibilisation ou d'influence indirecte afin d'inciter à la réflexion ou à la prise de décision. Il me sert aussi à me libérer la conscience d'idées dérangeantes, à canaliser des notions pour répondre à quelques questions pressantes. Cela restera toujours artisanal dans le même cadre prédéfini il y a 10 ans. Je répercute quelques fois des informations que l’on me transmet. J’aime la polyvalence et la diversité des modes d’expression.

- Une volonté d'insertion d'information d'origine exotique ?
Là on pourrait alors évoquer l'utilité des lettres ummites, du rôle pédagogique d'intervenants anonymes. Le désir d’apparaître au second plan n’est pas fortuit, c’est une stratégie réfléchie. Dans ce cas ce qui compte ce sont les effets induits et non la source d’information qu’il faut traiter. En effet plus on se rapproche de la source et plus on reçoit des informations brouillées et verrouillées. Plus on se rapproche de cette vérité et moins on est enclin à en parler, en tout cas on ne se retrouve pas dans les dispositions pour en parler librement. Les effets induits les plus visibles se situent au plan moral, les bénéfices de la recherche scientifique doivent contrecarrer ses applications les plus catastrophiques, d'où le caractère primordial d'une réflexion sur une morale et d'une diffusion de concepts pour aider à la construction d'une éthique basée sur des fondements interdisciplinaires.

- Suis-je fiable en tant que source d'information ?
Pas vraiment, j’ai toujours incité à la prudence, à la réflexion volontaire pour trier et assembler soi-même ses connaissances. La « post analyse » en tant que concept unitaire est autant une démarche qu'une posture morale. Ne pas se laisser emporter sans prendre appui sur ce doute raisonnable qui émerge de la prise de distance.

- Pourquoi ne pas tout dire ?
Les événements qui ont eu lieu sont tellement complexes, les diverses interventions anonymes, les tensions, les drames parfois qui se déroulent sur de longues périodes de temps, tout cela m'incite à la prudence. Faut-il parler ou se taire à jamais ? Je suis dans une position intermédiaire et je ne suis pas le seul à faire cela. D'autres sources d'informations sont également disponibles pour aider à cette prise de conscience progressive, par contre le « making-off », et ce qui t’intéresse de prime abord, reste pour l’instant un sujet délicat.

- L’altération des comptes rendus ?
C’est ce que l’on pourrait appeler un dommage collatéral de la prise de position, de l’engagement. Une personne impliquée apporte une part de sa vie et de sa vision du monde. Elle ne pourra jamais se détacher du contexte psychologique inhérent à sa nature de personne physique  et plus encore dans son ambition de restituer une connaissance définitive du monde en toute objectivité. Il y a une contradiction que l’on peut démontrer. Cette altération involontaire, l’ethnocentrisme induit est irrémédiable. Tout ce que l’on peut faire c’est le désigner et en rendre compte afin que la description soit la plus honnête possible.

- Recoller les morceaux du puzzle ?
Pour autant que je me souvienne, il n’y a pas un mais plusieurs puzzles à reconstruire. Tout est mélangé à priori. Retrouver les pièces unes par unes pour les assembler dans une même démarche reviens à accomplir un exploit. Autant dire une tache hors de porté du premier venu. Je pense qu’il est raisonnable de constituer une cartographie de ce qu’il est possible de faire. Il reste ce schéma directeur, le premier tableau apparent est le plus important, c’est par lui qu’il faut commencer. Je conseille d’éviter de s’éparpiller sur des détails secondaires alors que la tache principale et loin d’avoir donné des critères de satisfaction. Tu n’imagines pas la quantité d’information qu’il faut emmagasiner pour assimiler cela, c’est énorme.

- La finalité ?
Pour communiquer du sens, il faut créer des échanges. On ne pourra pas dire le contraire tant est si bien que j’ai fait un effort de ce coté là. Ce n’est pas suffisant certes, pour y remédier des rencontres sont organisées pour discuter en face à face. Je ne peux pas faire plus. Peut être regrette t-on que je ne produise pas un livre, une référence afin que chacun s’y retrouve. Cela ne me tente pas trop, non seulement cela nécessite un dur labeur mais il reste le problème du style à employer. Pour quel type de lectorat ? Pour quel cible ? Construire un rapport pour 10 personnes, écrire un livre pour 1000 personnes, développer un essai pour la majorité. Je préfère voir d’autres personne s’y employer et si besoin, on pourra peut être me consulter si je suis disponible et s’il n’y a pas de contradiction avec mon engagement et mon éthique personnelle.

- Est-ce rentable ?
Nous nous trouvons en ce moment en position de dialogue et d’échange. Le temps passant, tu en sais plus qu’au départ, ta vision a évolué. Il y a un enrichissement personnel en terme de connaissances fondamentales. On ne peut pas parler de perte de temps. Il est vrai qu’il faut des pré requis, c’est inévitable. C’est mon style d’expression qui pousse à cela. Raisonnablement, je pense que c’est un moindre mal. Je ne cherche pas à être abscons, pour preuve, je donne
un lexique de toutes les notions, des références, j’argumente si j’ai le temps, je complète par un dialogue. Pour le reste, la partie artistique sert  à capter l’émotionnel, à stimuler des perceptions. Je n’ai jamais renoncé à travailler sur les facettes de la transe, sur le changement intérieur, à les induire, à l’exploiter, à l’expliquer. Si on n’est plus tout à fait le même, et s’il y a un bénéfice personnel en terme d’évolution, n’est pas un progrès ?

- Un site Web « Crop Circle » ?
C’est vrai, cela peut donner cette impression. J’y ai moi-même réfléchis et je continue encore. Je crois que je reste enfermé dans des contingences stylistiques. Je pense que c’est un choix judicieux, cela me permet d’en dire beaucoup avec peu d’éléments. On me reproche également de faire des casse-tête ou de poser des énigmes. Finalement, lorsque l’on parvient à avoir des éléments de réponse après une recherche, n’est-ce pas un bon moyen d’inciter à poursuivre ? Je joue peut être avec les nerfs de personnalité sensibles. J’agace sûrement des lecteurs qui ne veulent pas se donner de la peine. Je perturbe probablement des chercheurs de vérité, des âmes sensibles. Il y en a pour tous les goûts, je ne souhaite pas être exclusif ou à cibler volontairement un type de population. Je fais au mieux avec mes moyens.

Quelles sont les limites ?
Communiquer et se faire comprendre, c’est tellement difficile  Il faut aussi que je traite de problèmes spécifiques que des amateurs éclairés ou des spécialistes peuvent aborder facilement. Je ne peux pas être sur tous les front, je n’ai pas l’opportunité de donner beaucoup de temps pour cela, c’est aussi un regret. Il m’arrive de traiter des données intéressantes malheureusement je n’ai pas le temps de les exploiter et encore moins d’en faire une analyse pour une diffusion limitée. Je vois des choses se passer et je ne joue alors qu’un rôle d’observateur, à la rigueur de témoin, je peux en rendre compte parfois mais je bute sur des préoccupations matérielles, Je n’ai ni le temps, ni les moyens et aucunes ressources pour cela. Qui peut se permettre le luxe de faire une recherche scientifique à temps plein uniquement sur cela ? Malheureusement ce n’est pas mon cas.