Dossier SBF / Ummo : Critiques sur le langage et la cognition
 

Avertissements : je n’ai pas eu le temps de faire un résumé pour les mois de janvier et  février 2004. De nombreux développements sont à l’étude ou soumis à une expertise sérieuse. Une partie des données est réservées à un public restreint, quelques informations filtrent et se disséminent pour favoriser une dynamique de travail. Les débats sont nombreux ainsi que les groupes d’analyses.

Ci dessous un résumé (de résumé) envoyé à un interlocuteur qui voulait quelques notes de synthèse d'un groupe d’analyse « Sciences cognitives, Anthropologie et Calcul » qui utilise une épistémologie compatible avec ce que l’on pourrait appeler une ethnomethodologie radicale transdisciplinaire - en tant que métathéorie unitaire et réflexive qui s’occupe de construire les liens entre les théories de la conscience, du calcul, de la communication et de l’action - et dont les débouchés sont très importants en terme de perspectives et d'applications.

Mel Vadeker, mars 2004.


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Des modifications sont à prévoir pour une meilleure lisibilité car ce qui suit est hors contexte. J'ai du choisir un texte marquant pour répondre à des interrogations de lecteurs. Le but de l'initiative et d'explorer les propositions de SBF afin d'élucider l'énigme scientifique et le protocole de communication associé. On remarquera que les thèmes étudiés sont en forte correlation avec le contenu des lettres ummites


Expéditeur : Mel Vadeker
Date : 29 février 2004

Résumé pour février 2004

Critiques sur la manière de penser le langage et la cognition.
En rapport avec les propositions de SBF.

Introduction
Indexicalité et objectivité
Le problème de la traduction
Infométrie et stratégie
Jean Pollion
Défense et affaires militaires
Guerre cognitive et intelligence
 

INTRODUCTION

« Projet antibabel » sur le site JPP
http://jp-petit.com/antibabel/Antibabel1.htm

« La découverte de Jean Pollion »
http://jp-petit.com/nouv_f/Pollion.htm

sur le site ummo-sciences, par Jean Pollion
« UMMO. Des preuves incontestables de la présence d'E.T. »
http://www.ummo-sciences.org/livres/pollion.htm

Je prends ces trois pages pour débuter ma
critique et je développerai ensuite par
thème. Je fais court, les autres références
sont à retrouver dans les débats précédents.
 

INDEXICALITE ET OBJECTIVITE

Pour faire vite, en utilisant les « concepts/axiomes »
d'indexicalité, de réflexivité, de contextualité, de membre
(appartenance à une zone de validation et d'existence selon
les paramètres pragmatiques de traitement de l’information et de localité
de l’action), avec ces 4 notions élémentaires sur plus d'une
vingtaine en ethnomethodologie ont peut déjà réfléchir sur
la manière de penser le langage.

Pour le projet Antibabel, il n'est pas possible de construire
un langage universel qui exclu la contrainte de l'indexicalité
dans la procédure de traduction. C'est justement un point de litige
avec les grammaires génératives universelles qui ont justement
échouées sur ce paramètre. Transformer un objet linguistique ou
informationnel soumis à l'indexicalité - qui appartient de
par sa nature à divers contextes d'élucidation et de génération –
en un autre objet qui se prétend objectif et à solution unique
pour l'interprétation n’est pas une affaire simple. Cela revient à
négocier de manière réflexive entre des choix locaux qui
dépendent de l’état cognitif d’un observateur/acteur.
Nous retrouvons un vieux débat qui porte sur l’existence
ou non d’une grammaire générative universelle.
Cela a été combattu des années durant par diverses générations
de chercheurs, linguistes, cogniticiens, logiciens et notamment par
des ethnométhodologues.

Il n’est pas possible en toute honnêteté de transformer
une expression indexicale par une expression objective.
Par contre il est possible de transformer ou de traduire
une expression objective en une autre en passant par divers
langages ou espace de représentations. En effet
dans ce cas l'indexicalité est réduite à un facteur 1.
C'est ce qu'on retrouve avec les soncepts pour la
lexicographie mais on peut faire cela avec d'autres
langages. Sur la page Antibabel, la démonstration
fonctionne dans le contexte mathématique car
on passe d’une expression objective à une autre.

Pour compléter, un article « Problème d’ethnométhodologie »
(Expressions indexicales et expressions objectives.)
http://perso.club-internet.fr/vadeker/corpus/lecerf/lecerf-q0.html
 

LE PROBLÈME DE LA TRADUCTION

Ce problème crucial est celui de la validation
par la traduction d'une expression indexicale en expression
objective. Le processus de traduction devient une opération
de réduction du champ sémantique, cela équivaut
à un acte autoritaire qui suppose que l'acteur qui
traite le langage décide à la place des utilisateurs de
cette même langue. Si on fait cela il faut expliquer
les critères de sélection pour retrouver l'objectivité
perdue, sinon c'est une escroquerie intellectuelle
du même niveau que la désinformation.

La traduction est une procédure
cognitive qui oblige la participation d'un observateur
dans la constitution d’une interface de transition
entre ethnocultures (cultures locales).
L’interprétation est irrémédiable, le sens
n'est pas contenu dans l'objet linguistique mais
dans une relation pragmatique entre un acteur, le
contexte, un objet porteur de sens, et des pointeurs.

Les outils de traductions automatiques peuvent :
- faire de l'analyse syntaxique et grammaticale, dans
ce cas il y a un problème avec l'indexicalité. C'est
pour cela que les outils actuels sont spécialisés. Ils
ne font pas d'analyse de contenu mais traitent
des contextes préalablement déterminés en
excluant d'autres.
- faire de l'analyse de contenu, on simule alors une
conscience artificielle qui possède une mémoire,
une capacité d'apprentissage au sein d'un robot
logiciel ou physique.

Pour le cas des soncepts et de tous ce qui rappelle
les unités élémentaires de sens pour la traduction
et l'analyse de corpus. C'est un sujet extrêmement
développé en informatique linguistique, en
linguistique mathématique, en infométrie et I.A.
On y a englouti des sommes astronomiques, des milliards,
l'équivalent de plusieurs projets Apollo (des fonds
publics, privés et militaires).
Il y a eu des guerres idéologiques et des méthodes
qui se sont affrontées et bien sûr des impasses qui
ont été prédites et dont on n'a pas voulu tenir compte
Cela à débuté à l'époque de l'essor des premiers
calculateurs, de la cryptographie, de la cybernétique.

Par ex, Yves Lecerf a expliqué dans un projet
Euratom ( Communauté Européenne de l'Énergie Atomique )
qui l'employait pour des recherches en Intelligence Artificielle
dans les années 60, qu'on ne peut pas ignorer l'indexicalité.
Il faut penser d'une autre manière la linguistique et le problème
de la traduction automatique. On ne l'écoute pas, il démissionne.

On peut aussi retrouver les débats connexes :

Indexicalité et machine divinatoire
http://perso.club-internet.fr/vadeker/transdisciplinaire/debats/machine_divinatoire.html

qui se trouvent dans la rubrique « raisonnement de sens commun et logiques de la pensée »
http://perso.club-internet.fr/vadeker/transdisciplinaire/raisonnement_de_sens_commun.html

Pour plus de précisions, voir cette rubrique qui donne de nombreuses références pour les
sciences sociales et humaines :
http://perso.club-internet.fr/vadeker/corpus/ethno.html

Ou pour l'intelligence artificielle et la robotique
http://perso.club-internet.fr/vadeker/sciences/sciences.html
 

INFOMETRIE ET STRATÉGIE

Nous avons depuis, diverses théories qui s’opposent
ou qui se complètent. Nous retrouvons aussi la
désinformation, les langues de bois disciplinaires qui
parlent pour ne rien dire, des querelles stériles sur
des problèmes résolus depuis longtemps. Nous avons aussi,
l'effet "autruche", quand les gens se mettent la tête
dans le sable pour ne pas écouter ou voir ce que fait le voisin,
surtout si cela fonctionne.

Au final, nous retrouvons un cirque avec diverses théories
fonctionnelles qui marchent plus ou moins bien et dont les
développements sont stratégiques pour l'intelligence
économique et le renseignement.
Même l'idée des soncepts n'est pas novatrice, puisqu'on
retrouve cette approche par le langage pivot en France
avec la noémique et également en ethnomethodologie
avec le développement des opérateurs de sens commun
(les concepts cardinaux) pour décrire le fonctionnement
de la variabilité de l’interprétation selon les procédures
de communication les plus élémentaires. Ce sont
des recherches sur le savoir de « sens commun » de la
communication.

On peut s'amuser avec la technologie actuelle, selon
les théories en vogue, à recréer une communauté d'agents
intelligents, ou de société de robots, spécialement dédiés
à la génération du langage, pour retrouver par une mise
en situation une grammaire ummite à l'aide des soncepts.

Il y a de nombreuses publications dans ce domaine de
la  génération artificielle du langage pour en comprendre
justement par la simulation l’origine et les mécanismes
fondateurs. On étudie précisément tout ce qui permet
de construire un langage ou de supporter une communication.
Les disciplines sont nombreuses, le langage et de la cognition
est un sujet de recherche majeur. Ce problème concerne
aussi bien la vie animale (y compris les insectes) que les
sciences de l'homme. L'essor de la vie artificielle (une branche
de l'intelligence artificielle) et des études transdisciplinaires
en sciences cognitives ne font que confirmer cette tendance.

Voici ici , un exemple assez parlant, avec quelques
références, dans le domaine du renseignement et de la
recherche fondamentale :

« Origine du langage et applications linguistiques stratégiques »
http://perso.club-internet.fr/vadeker/reponses/origine_langage.html
 

JEAN POLLION

Dans la démonstration de Jean Pollion, il y a sans cesse ce
balancement entre les faits et les opinions. Je peux donc
avoir 2 opinions sur son travail  :

- Si c'est une opinion personnelle qu'il défend, je n'ai rien à
redire, dans ce cas il faut qu'il le dise clairement. Cela devient
du ressenti, un acte de foi qui participe à sa conviction.

- Si c'est une démonstration qui se veut rigoureuse, il y a des
faillites méthodologiques importantes.

Jean Pollion, malgré ce qu'il prétend en insistant sur son
objectivité, n'a pas réussi à séparer les faits de ses propres
opinions. J’ai retrouvé une lutte intérieure chez lui, ce balancement
entre ces 2 états d’esprit. Cela influence fortement sa démonstration
comme on peut facilement le retrouver à la lecture de son livre.
Je n'ai pas fini son livre, j'ai buté sur le style autoritaire et
les incohérences de la démonstration. J'en suis au chapitre 5.
J'ai mis de coté ce livre mais je vais le reprendre ultérieurement.

Au passage je ne cherche pas à défendre une thèse par rapport
à une autre, puisque les détracteurs de Jean-Pollion et du dossier
ummite en général, vivent aussi cette faillite de la pensée. Il est même
très tentant d'étudier cette dialectique de la contradiction entre
les positions idéologiques supportant le discours scientifique,
comme pourrait le faire un anthropologue ou un ummite présumé
extraterrestre.

Un ummite est un anthropologue qui exerce une pression
sociale en vu de faire ressortir les particularités de fonctionnement
de micro communautés prises comme échantillon d'une population
hétérogène. Il donne aussi par ses comptes rendu, un exemple
d'immersion dans des contextes géopolitiques et d'interventions
pour la construction d'une étude poussée du vivant et d'une
exploration exhaustive de tous les écosystèmes. Cela passe
aussi par une description philosophique et cosmogonique.
Cette stratégie est compatible avec quelques postures terriennes
non conventionnelles en sciences sociales et humaines et même
très familière pour des chercheurs d'avant garde.
Cela ne veut pas dire que l'ummite soit un terrien, je ne démontre
rien. Je dis seulement qu'un "extraterrestre anthropologue" comme
pourrait l'être un ummite peut partager et dialoguer sur des
bases communes avec un terrien spécialiste des sociétés humaines
très au fait des théories épistémologiques unitaires.

Pour la partie linguistique exposée sur les pages citées plus haut,
Jean Pollion ne fait que retrouver des problèmes qui sont abondamment
commentés et connus. Il y a de nombreux développements scientifiques
et des théories cognitives qui ont connu un succès important.
Jean Pollion a le mérite d’avoir éclairé la lanterne des ummophiles.

Il y a des chercheurs qui sont au fait de ces problèmes
et d’autres qui sont perdus dans la bizarrerie des phénomènes
linguistiques et sémiotiques. C'est le même genre de situations
que rencontre par exemple Jean-Pierre Petit avec ces théories
cosmologiques non classiques au sein de sa communauté scientifique.
 

DEFENSE ET AFFAIRES MILITAIRES

Que fait on actuellement au niveau stratégique et militaire ?
L’Europe a lancé (ou tente de mettre au point) un crash programme
pour rattraper le retard de la guerre cognitive, c'est comme pour la mhd.

Aux USA, on s’amuse maintenant à construire des consciences artificielles
embarquées dans des robots tueurs ou des avions de chasse, des
missiles tactiques intelligents, des drones autonomes, des robots
sociaux que l’on enverra sur mars, des sondes spatiales automatiques
d’un nouveau genre, des prototypes d'agents logiciels ou des systèmes
d'exploitation révolutionnaire.

On peut parier pour une course de vitesse afin de construire
les premiers systèmes de conscience artificielle auto-adaptatifs voir
même pour les temps futurs une conscience artificielle pleinement
évolutive (capable de construire des métamodeles de description
du monde afin de les implementer dans une phase d'apprentissage
pour provoquer la modification de la carte cognitive, c'est le changement
systémique no 2 que l'on retrouve en psychothérapie )

Nous retrouvons dans cette guerre de la connaissance, des théories
mathématiques et logiques incluant d'emblée l'observateur dans la
description de ce qu'il observe. Ce sont des modèles descriptifs qui
ont pour ambition de mettre la conscience en équation.
Ce n'est pas en règle générale une tentative de réduire le cerveau
de l'homme, de l'animal et même de l'insecte mais de l'imiter dans sa capacité
à se changer lui même comme par exemple lorsque le conditionnement mental
modifie la sensibilité sensorielle.

On découvre également des applications connexes pour l’espionnage, la
cybersurveillance, le traitement automatique de corpus linguistique, le
renseignement technique avancé pour l’armé et les services secrets.
Tout cela ressemble à de la science-fiction, pourtant c'est ce qu’il se
passe dans les laboratoires. On peut même se demander si ce n'est
pas déjà opérationnel ou en bonne voie de réalisation tellement ses
recherches sont secrètes et cloisonnées.

Et ce n’est pas tout, il y a aussi l’ingénierie cognitive souvent
sans éthique, utilisé pour le contrôle social, la désinformation, la dissimulation,
l’escroquerie, la fraude, la manipulation, la gestion politique des
affaires du monde.

Nous sommes de plein pied dans une révolution culturelle, une guerre cognitive
et technologique pour le contrôle planétaire et la défense des intérêts
nationaux.

Ce phénomène participe au décloisonnement des services secret
et à la promotion d’une culture du renseignement pour les institutions, les
universités et le public averti.

Il faut se rappeler la doctrine américaine RMA (Révolutions in
Military Affairs)
http://www.brook.edu/dybdocroot/fp/projects/rma.htm
http://www.comw.org/rma/
http://carlisle-www.army.mil/
 

GUERRE COGNITIVE ET INTELLIGENCE

Ce contexte de guerre cognitive et de promotion de l'intelligence
économique et stratégique est devenu maintenant un vrai débat de société.

Sur internet on voit fleurir l'expression
"Anticiper pour agir : l'intelligence stratégique"
"développement des sciences et technologies de souveraineté"

Il ne faut pas s'etonner, depuis un moment on voit fleurir
les Think Tanks européens pour la defense des industries
de souverainneté nationale. Cela participe à la politique
culturelle de la guerre cognitive. Les européens se mettent
à la page anglosaxone pour la promotion d'une politique
"d'intelligence".

pour la recherche scientifique :
http://www.europe-puissance-scientifique.org

Les sociétés de conseils se positionnent aussi
sur internet pour valoriser des réseaux en place depuis des
années.

pour le conseil stratégique :
http://www.salamandre.com/sommaire.htm