2.1 - Un peu d’histoire.

A l’origine d’Internet se trouve un projet du Département de la Défense Américaine (DOD) intitulé ARPANET. ARPANET a été développé en 1969 en vue d’expérimenter un système de réseau fiable et d’établir une liaison entre la défense américaine et des entreprises de la recherche militaire, dont un grand nombre d’universités effectuant des recherches financées par l’armée. A cette époque, on voit également apparaître d’autres réseaux, civils cette fois sur tout le territoire des Etats-Unis dans les universités, les collèges, les entreprises, etc ... ( tels que UUCP, BitNet, UseNet).

ARPA acronyme de Advanced Research Projects Agency ( Centre de projets pour la recherche avancée) désigne la branche responsable de la distribution des fonds monétaires. NET constitue l’abréviation du mot NETWORK (Réseau en Anglais). Ce centre est actuellement connu sous le nom de DARPA (D pour Défense)

Ce système de réseau fiable devait comprendre un reroutage dynamique dans le cas où l’une des liaisons du réseau était attaqué par l’ennemi en cas de conflit, les données y circulant devant être automatiquement dirigées vers d’autres liaisons.
 

ARPANET fut une véritable réussite, intéressant toutes les universités américaines. Sa croissance considérable accentua la complexité de son système de gestion. Il fut donc nécessaire de séparer ce réseau en deux parties : Milnet reliant essentiellement des sites militaires , les autorités américaines craignant la fuite d’informations " Secret Défense " vers le privé et un nouveau Arpanet comprenant les autres sites non-militaires.

Ces deux réseaux restaient toutefois connectés grâce à un procédé technique appelé IP (Internet Protocol), permettant le routage d’un réseau vers un autre.

Bien qu’il n’y ait eu à cette époque que deux réseaux, le protocole IP fut conçu pour permettre un échange entre des milliers de réseaux composé d’équipements informatiques hétérogènes. Tous les ordinateurs utilisant ce protocole étaient censés être capable de communiquer avec n’importe quelle autre machine.

A partir de 1980, le système informatique des universités est passé progressivement de quelques gros ordinateurs travaillant en temps partagé ( chacun d’eux servant simulanément des centaines d’utilisateurs) à un grand nombre de petites stations de travail. Ces stations permettaient de se débarrasser des inconvénients du système en temps partagé tout en conservant ses avantages, tels que le partage de fichiers et le courrier électronique.

Actuellement la plupart des postes de travail utilisent Unix, un système d’exploitation très populaire, développé par l’Université de Californie, à Berkeley. La version d’Unix de ces Universitaires, mordus de réseau informatique, ne pouvait que présenter tous les éléments logiciels permettant de se connecter à un réseau. Les fabricants de stations de travail inclurent à leur tour tous les éléments matériels pour pouvoir raccorder leurs machines aux réseaux, si bien que tout ce qui restait à faire pour constituer un réseau était de connecter les postes de travail ensemble au moyen d’un câble; tâche que les universités faisaient pour un coût extrêmement faible car elles trouvaient généralement des étudiants pour s’en charger. Puis les grandes administrations (musées, ministères, bibliothèques ...) se connectèrent pour enrichir Arpanet .
 

Ainsi ARPANET n’était plus constitué d’un ou deux mais de plusieurs centaines d’ordinateurs. De plus chaque station était considérablement plus rapide que la totalité d’un système multi-utilisateurs des années 70. Une seule de ces stations pouvait générer suffisament de données pour submerger Arpanet, lequel menaçait de se planter sous le poids de ces informations. C’est à ce moment là que la NSF (National Science Foundation , agence du gouvernement américain ) décida de créer un nouveau réseau entre cinq super-calculateurs déstinés au monde de la recherche américaine : le NSFnet.

A cette époque NSFnet comprenait déjà certaines des fonctionnalités actuelles d’Internet : réseau national fédérant des réseaux régionaux gérant eux-mêmes des réseaux de Campus. Cette structure hiérarchique fut réalisée au départ pour éviter des frais trop importants de lignes de connexion entre d’une part les universités américaines éloignées, et d’autre part le coeur du réseau NSFnet , représenté par les super-calculateurs.

Dés 1990, le succès de NSFnet fut tel qu’on assista à un exode des utilisateurs d’Arpanet vers ce nouveau mode de communication, de sorte qu’après 20 ans d’utilisation Arpanet ferma ses portes. NSFnet devint une des composantes principales d’Internet aux Etats-Unis en délaissant ses supercalculateurs au bénéfice de l’immense parc machines qui compose le CYBERSPACE.
 
 

2.1.1 - Internet aujourd’hui

Les chiffres clés d’Internet

21 000 Réseaux Connectés

110 Pays connectés répartis sur 5 Continents

2 Millions d’ordinateurs connectés

15 à 30 Millions d’utilisateurs connectés

7 à 10 % de taux de croissance mensuel.

(Source : Département du commerce américain, Washington Internet Society, Reston).